177 entraves recensées à ce jour (21/07/2026)
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Le maire de Chalon-sur-Saône disqualifie l’association Libawat dans le cadre de la campagne municipale. Il accuse l’association de communautarisme et de frérisme. Ces accusations se tiennent lors de meetings électoraux et sont utilisées pour discréditer la liste de l’opposition sur laquelle s’est engagée la présidente de l’association. Ces accusations sont réfutées par l’association et se basent sur des accusations anciennes contre l’Alliance citoyenne qui n’ont jamais été prouvées.
Le préfet des Pyrénées-Atlantiques refuse la demande d’agrément « association de défense des consommateurs » à Alda. Il justifie cette décision par les modalités d’action collectives, notamment la désobéissance civile, de l’association qu’il estime contraire au contrat d’engagement républicain. mobilisations de désobéissance civile de l’association.
Le nouvelle majorité (RN) de Carcassonne retire la subvention et le local municipal de la ligue des droits de l’Homme de l’Aude. Cette décision intervient à la suite du recours en justice de la ldh contre un arrêté anti-mandicité pris par la mairie.
Le conseil départemental du Morbihan, présidé par David Lappartient, a décidé de mettre fin à son soutien financier au festival Les Galettes du monde en lui retirant sa subvention de 32 000 euros. C’est la programmation du rappeur Médine, appelé en remplacement de dernière minute de Kery James, qui dérange. David Lappartient justifie cette décision en affirmant que « cet artiste tient des propos qui ne respectent pas les valeurs de ce département ». Médine, notamment connu pour son soutien affiché à la cause palestinienne, est régulièrement pris pour cible par l’extrême droite. Après le refus de la subvention, une…
Le préfet des Hauts-de-Seine ordonne la fermeture de l’association sportive « Les Héros », à Villeneuve-la-Garenne. Après plusieurs contrôles administratifs, la préfecture motive la fermeture par une accusation de séparatisme en raison de l’organisation de créneaux de sport réservés aux femmes.
Le conseil départemental du Morhiban refuse de subventionner le festival international du film insulaire de Groix qu’il accuse d’être devenu « un lieu de débat politique » et que les valeurs sont « éloignées de celle du département ». Malgré un manque de précision, l’association suppose que c’est lié à leurs prises de positions dans le débats public.
Le nouveau Maire Rassemblement National de Carpentras, ouvertement contre l’IVG, invoque la « neutralité institutionnel » et coupe les subventions du planning familial. Il dénonce les prises de positions publiques du PF.
Au nom de la « neutralité », la Mairie d’Aurillac fait annuler un concert de soutient au Blouse blanche pour Gaza. Le tribunal juge la décision attentatoire aux libertés d’expression et de réunions
Après le meurtre de Nahel par un policier, le 27 juin 2023 à Nanterre, l’Asti du Petit-Quevilly relaie un appel à manifestation des Soulèvements de la Terre de Rouen. La manifestation est interdite par la préfecture de Seine-Maritime quelques jours plus tard. En octobre, l’association se voit reprocher cet appel : pour le sous-préfet, l’Asti de Petit-Quevilly n’aurait pas respecté le contrat d’engagement républicain (CER). Bien qu’aucune procédure administrative de violation du CER n’ait été officialisée, la préfecture de Seine-Maritime transmet l’information aux partenaires financiers de l’association. Depuis, de nombreuses demandes de subventions de l’association – auprès de la préfecture,…
La mairie de Saint-Cloud et la Région d’Ile-de-France retirent leurs subventions pour l’édition 2025 du festival Rock en Seine. Les collectivités dénoncent la programmation du groupe d’Irlande du Nord, Kneecap. En cause, le soutien de Kneecap à la Palestine, assimilée par certains à de l’“apologie du terrorisme”. Malgré les pressions politiques et médiatiques, les organisateurs de Rock en Seine affirment leur liberté de programmation et maintiennent le concert. Ils rappellent l’importance des droits culturels, notamment les libertés de création et d’expression.
Témoignez de manière confidentielle
Vous n’êtes pas seul !
La méthode d’administration de la preuve instituée par l’Observatoire est décrite page 15 du rapport inaugural « une citoyenneté réprimée », elle consiste en trois niveaux d’administration de la preuve.
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Reconnaissance de l’existence de l’attaque par ses auteurs
Reconnaissance explicite par les auteurs de l’attaque. Il s’agit des cas où ceux-ci reconnaissent – parfois publiquement et de façon assumée – avoir voulu restreindre la liberté d’expression civique d’une association ou la sanctionner pour une action ou une prise de parole jugée problématique ou trop critique.
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Preuves attestant du lien entre action associative et décision d’entraves
Documents établissant un lien entre l’action associative et la décision d’entrave. Même sans reconnaissance publique, des éléments matériels (emails internes, procès-verbaux, articles de presse rapportant des propos tenus) permettent d’objectiver la sanction.
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Éléments attestant d’une forte présomption de sanction
Quand les preuves directes manquent, un faisceau d’indices (témoignage de la victime, régularité des attaques, lien temporel entre une expression critique et la sanction) concordants permet de qualifier l’entrave. L’Observatoire n’intègre pas les cas fondés uniquement sur le témoignage associatif, mais retient ceux où les indices contextuels sont suffisamment probants.