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La préfecture interdit le Lyon Antifa Fest sur demande du ministère de l’Intérieur. L’arreté est motivé par des risques de trouble à l’ordre public et de conscience. L’association dépose un référé-liberté. Le tribunal administratif autorise l’évènement.
Le conseil départemental du Morbihan, présidé par David Lappartient, a décidé de mettre fin à son soutien financier au festival Les Galettes du monde en lui retirant sa subvention de 32 000 euros. C’est la programmation du rappeur Médine, appelé en remplacement de dernière minute de Kery James, qui dérange. David Lappartient justifie cette décision en affirmant que « cet artiste tient des propos qui ne respectent pas les valeurs de ce département ». Médine, notamment connu pour son soutien affiché à la cause palestinienne, est régulièrement pris pour cible par l’extrême droite. Après le refus de la subvention, une…
Le préfet des Hauts-de-Seine ordonne la fermeture de l’association sportive « Les Héros », à Villeneuve-la-Garenne. Après plusieurs contrôles administratifs, la préfecture motive la fermeture par une accusation de séparatisme en raison de l’organisation de créneaux de sport réservés aux femmes.
Le conseil départemental du Morhiban refuse de subventionner le festival international du film insulaire de Groix qu’il accuse d’être devenu « un lieu de débat politique » et que les valeurs sont « éloignées de celle du département ». Malgré un manque de précision, l’association suppose que c’est lié à leurs prises de positions dans le débats public.
Le 23 mai 2025, la mairie de Mayenne adopte un arrêté qui interdit le Bal des Ardentes pour des risques de troubles à l’ordre public. L’événement était prévu à la Visitation, un ancien couvent désacralisé devenu la Maison des Associations de la ville de Mayenne. Des groupuscules d’extrême-droite ont mené une campagne de cyberharcèlement et de disqualification pour annuler l’événement. Les associations Tribu et le Kiosque dénoncent alors une atteinte à leur liberté d’expression. Elles sont contraintes de rembourser les spectateurs, mais travaillent avec la mairie pour sa reprogrammation en 2026.
Fin avril 2025, l’association Mix’arts apprend que le Conseil départemental de l’Isère, partenaire depuis 2019 de leur festival Bien l’Bourgeon, rejette sa demande de subventions. Ce retrait de financement à hauteur de 4000€ est motivé par la programmation de l’artiste Médine. L’association n’a pas souhaité faire un recours contre le conseil départemental de l’Isère, mais alerte publiquement d’une atteinte à sa liberté de création.
Épinglée par la Cour des comptes pour sa mauvaise gestion financière, la mairie de Noyon annonce aux associations en septembre 2024 des baisses de subventions. Les associations de la ville, club de Judo en tête, se lancent dans une mobilisation pour contester la politique de l’édile. En mars 2025, le club de Judo apprend qu’il perd l’entièreté de ses subventions municipales. Interpellée sur les critères d’attribution en Conseil municipal le 9 avril, la majorité de Noyon avoue que les raisons sont politiques et justifie les coupes sèches par des critères “éthique”.
Après plusieurs années de soutien à la compagnie Okkio (subvention et mise à disposition d’un local), la Municipalité à majorité Rassemblement National de Morières-lès-Avignon résilie la convention d’occupation de locaux qui la lie à la compagnie. Contrainte de quitter la commune pour ses activités, la compagnie ne pourra par ailleurs plus bénéficier des subventions qui lui étaient jusque-là allouées par la commune pour la mise en œuvre de ses activités. Annoncée par courrier le 23 juillet 2024, cette non-reconduction de convention fait suite à un premier courrier de la mairie, en date du 9 juillet 2024, dénonçant la « prise…
Après plusieurs années de collaboration avec la Direction régionale aux droits des femmes et à l’égalité (DRDFE), en 2023, la compagnie Arlette Moreau n’est plus subventionnée pour son projet sur les violences sexistes et sexuelles. Un refus motivé par un bilan incomplet mais également par une violation du contrat d’engagement républicain. En cause notamment : un spectacle critique des méga bassines. Ce refus de subventions s’inscrit dans un contexte de sanction des mouvements écologistes sur le territoire. Cette fois, la mention du CER rend possible un recours.
21 entraves recensées à ce jour (20/07/2026)
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Vous n’êtes pas seul !
La méthode d’administration de la preuve instituée par l’Observatoire est décrite page 15 du rapport inaugural « une citoyenneté réprimée », elle consiste en trois niveaux d’administration de la preuve.
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Reconnaissance de l’existence de l’attaque par ses auteurs
Reconnaissance explicite par les auteurs de l’attaque. Il s’agit des cas où ceux-ci reconnaissent – parfois publiquement et de façon assumée – avoir voulu restreindre la liberté d’expression civique d’une association ou la sanctionner pour une action ou une prise de parole jugée problématique ou trop critique.
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Preuves attestant du lien entre action associative et décision d’entraves
Documents établissant un lien entre l’action associative et la décision d’entrave. Même sans reconnaissance publique, des éléments matériels (emails internes, procès-verbaux, articles de presse rapportant des propos tenus) permettent d’objectiver la sanction.
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Éléments attestant d’une forte présomption de sanction
Quand les preuves directes manquent, un faisceau d’indices (témoignage de la victime, régularité des attaques, lien temporel entre une expression critique et la sanction) concordants permet de qualifier l’entrave. L’Observatoire n’intègre pas les cas fondés uniquement sur le témoignage associatif, mais retient ceux où les indices contextuels sont suffisamment probants.