En mars 2026, la première mesure du nouveau maire rassemblement national de Carcassonne est de prendre un arrêté qui interdit la mendicité dans le centre-ville. Le Maire juge que la mandicité est source de troubles à l’ordre public. Cet arrêté s’ajoute à d’autres similaires qui couvrent plusieurs autres zones de la ville. La LDH a décidé de contester, par voie d’un recours en annulation assorti d’un référé-suspension, l’arrêté anti-mendicité. L’association met en avant l’impact réel de cet arrêté : « il vise en réalité à chasser les personnes en situation de précarité du centre-ville de Carcassonne. Or, cet espace constitue pour ces personnes un lieu essentiel pour solliciter utilement l’aide des passantes et passants, les excluant par la même du cadre principal de leurs activités sociales et privées, et donc de leur lieu de vie par défaut. » L’association qualifie cet arrêté de discriminatoire et remet en cause sa légalité au vu de la compétence du maire ainsi que de la jurisprudence administrative. Lors du conseil municipal du 9 avril 2026, le nouveau maire RN de Carcassonne a annoncé couper la subvention que la mairie accordait à la LDH ainsi que de leur couper l’accès au bureau que la mairie mettait à leur disposition 3 jours par semaine gratuitement. La LDH dénonce publiquement cette décision, qu’elle relie aux positions qu’elle a prises ces derniers mois sur la défense des libertés et la contestation de certaines politiques sécuritaires. L’exécutif municipal, lui, récuse toute logique de sanction politique et insiste sur une démarche budgétaire présentée comme neutre, affirmant qu’il n’existe « aucune obligation à subventionner une association » et que le conseil municipal reste souverain dans l’allocation des fonds.
Cela s’inscrit dans la continuité des nombreux discours qui disqualifient la Ligue des droits de l’Homme à l’échelle nationale. En 2023, la Première ministre disait ne plus « comprendre » certaines positions de la LDH, lui reprochant des « ambiguïtés » face à « l’islamisme radical » et un recours de la LDH contre un arrêté à Sainte-Soline. En 2023, le ministre de l’Intérieur estimait que la subvention de l’État à l’association « mérite d’être regardée dans le cadre des actions qui ont pu être menées ».
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