Le 25 mai 2026, la mairie d’Aurillac signe une convention d’attribution d’une salle municipale avec le Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples (MRAP) qui agit pour Cantal Palestine Solidarité et la Ligue des droits de l’homme. L’événement prévu le 27 juin est un concert de solidarité avec Gaza dont les fonds doivent revenir aux Blouses blanches pour Gaza. Le 25 juin, la mairie annonce rompre la convention et interdit l’accès à la salle. Elle mobilise l’article 4 de la convention « utilisation des locaux à des fins non conformes aux dispositions prévues » et motive la décision par le fait que l’événement soit contraire à la “neutralité institutionnelle”, l’association aurait dissimulé le caractère politique du concert. Elle dénonce l’usage des termes “génocide” et “colonisation” dans les communications de l’évènement, une information contestée par les organisatrices de l’évènement culturel. Les associations annulent l’évènement et déposent un référé liberté au tribunal administratif de Clermont-Ferrand. Le TA juge la décision du maire attentatoire aux libertés de réunion et d’expression. Il rappelle qu’aucune neutralité ne s’impose aux associations et que la mairie ne peut refuser l’attribution de local, même si l’événement était politique. Il condamne la mairie à 1000€ de dédommagement. Dans un communiqué, la mairie annonce accepter la décision mais maintient sa volonté de réviser le processus d’attribution des espaces municipaux.
https://opendata.justice-administrative.fr/recherche/shareFile/TA63/ORTA_2602571_20260627


