Le 10 décembre 2025, le préfet du Rhône interdit par arrêté la tenue du Lyon Antifa Fest à Villeurbanne. L’arrêté est pris à la demande du ministre de l’Intérieur. Les organisateurs déposent un recours en référé-liberté, ils dénoncent une atteinte à la liberté d’expression. Le 11 décembre 2025, le tribunal administratif suspend l’arrêté, quelques heures avant la tenue du premier concert. Les services de l’État invoquent un « trouble des consciences » et des « troubles à l’ordre public ». Le 11 décembre 2025, le tribunal administratif suspend l’arrêté, quelques heures avant la tenue du premier concert, il rejète les motifs de la préfecture et autorise l’évènement. L’État a été condamné à verser 450 euros d’indemnités à chaque requérant : l’association Culture de classe, organisatrice du festival, la CGT Spectacles et le syndicat des avocats de France. « Depuis 2013, le Lyon Antifa Fest n’a jamais causé la moindre difficulté de violences ni même d’intervention des services de police », a plaidé l’avocate Agnès Bouquin. Pour la défense, le motif de cette interdiction est « politique et idéologique ». Les deux avocats ont rappelé les pressions d’élus RN en faveur de l’interdiction, notamment une question écrite de la députée du Rhône Tiffany Joncour au ministre de l’Intérieur, déposée le 18 novembre. Le syndicat de police Alliance, marqué à l’extrême droite, avait aussi réclamé cette interdiction début décembre. L’arrêté s’appuyait sur des propos de certains artistes programmés, jugés « anti-police », « antisystème » et incitant à des infractions. Les avocates ont revendiqué un droit à la critique, y compris des forces de l’ordre, élément selon elles du fonctionnement démocratique.
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