170. À Villeurbanne, la préfecture interdit le Lyon Antifa Fest, le tribunal administratif donne raison au festival et l’autorise.

Nom de l'association : Culture de Classe
Thème de l’association : ,
Type d’entrave :
Date de l'Entrave : 2025

Présentation de l’Entrave

La préfecture interdit le Lyon Antifa Fest sur demande du ministère de l’Intérieur. L’arreté est motivé par des risques de trouble à l’ordre public et de conscience. L’association dépose un référé-liberté. Le tribunal administratif autorise l’évènement.

Description complète du cas

Le 10 décembre 2025, le préfet du Rhône interdit par arrêté la tenue du Lyon Antifa Fest à Villeurbanne. L’arrêté est pris à la demande du ministre de l’Intérieur. Les organisateurs déposent un recours en référé-liberté, ils dénoncent une atteinte à la liberté d’expression. Le 11 décembre 2025, le tribunal administratif suspend l’arrêté, quelques heures avant la tenue du premier concert. Les services de l’État invoquent un « trouble des consciences » et des « troubles à l’ordre public ». Le 11 décembre 2025, le tribunal administratif suspend l’arrêté, quelques heures avant la tenue du premier concert, il rejète les motifs de la préfecture et autorise l’évènement. L’État a été condamné à verser 450 euros d’indemnités à chaque requérant : l’association Culture de classe, organisatrice du festival, la CGT Spectacles et le syndicat des avocats de France. « Depuis 2013, le Lyon Antifa Fest n’a jamais causé la moindre difficulté de violences ni même d’intervention des services de police », a plaidé l’avocate Agnès Bouquin. Pour la défense, le motif de cette interdiction est « politique et idéologique ». Les deux avocats ont rappelé les pressions d’élus RN en faveur de l’interdiction, notamment une question écrite de la députée du Rhône Tiffany Joncour au ministre de l’Intérieur, déposée le 18 novembre. Le syndicat de police Alliance, marqué à l’extrême droite, avait aussi réclamé cette interdiction début décembre. L’arrêté s’appuyait sur des propos de certains artistes programmés, jugés « anti-police », « antisystème » et incitant à des infractions. Les avocates ont revendiqué un droit à la critique, y compris des forces de l’ordre, élément selon elles du fonctionnement démocratique. 

Plus d’information :  

https://www.rue89lyon.fr/2025/12/11/interdiction-du-lyon-antifa-fest-le-tribunal-administratif-retoque-la-prefecture

Type d’action collective santionnée

Évènement culturel et politique

Type d’assaillant

Institution

Institutions Responsables

Préfecture du Rhône

Conséquences pour l’Association

Autorisation quelques heures avant l’évènement qui a impacté l’affluence et disqualification.

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