Chaque année, la fête d’ici et d’ailleurs rassemble des dizaines d’associations d’Alençon autour de valeurs communes de multiculturalisme, d’égalité des droits et des chances ou encore de paix. Cette année, la nouvelle équipe municipale d’Alençon ne veut pas que l’événement du 14 juin 2026 comprenne des « messages politiques ». Quatre associations ont été rappelé à l’ordre par la mairie sur le fait de ne pas faire de « tract politique » : la Cimade, l’Association France Palestine Solidarité (AFPS), Solidarité durable avec les réfugiés (SDR) et le Mouvement de la Paix. La maire d’Alençon, Sophie Douvry (LR) avait expliqué « l’idée, ce n’est pas de dire qu’on ne veut pas de ces associations, mais qu’elles viennent sans message militant ou politique », expliquait-elle fin avril. Elle défend « une fête familiale et conviviale ». La maire a fini par émettre des réserves sur leur participation et l’interdire. Le collectif organisateur ne partageait pas cette vision et a préféré annuler l’événement dont l’antiracisme est le fondement : « Sans ces quatre associations, ce n’est plus la Fête d’ici et d’ailleurs ». Il affirme que « Le militantisme dans les associations est un droit protégé par la loi 1901 et par la Déclaration universelle des Droits de l’Homme et du Citoyen. Il y a des fondements juridiques qui permettent aux associations de pouvoir s’exprimer en démocratie ». La mairie a rétorqué : « Militer contre l’homophobie, contre le racisme, il n’y a aucun problème. Sauf que le jour de la Fête d’ici et d’ailleurs, la collectivité n’est pas là pour financer du militantisme qui est dans la politique politicienne. »
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